Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 09:32
Après presque une semaine cap au Sud, Regional a enfin rejoint les Alizés et peut maintenant faire route directe sur la Martinique. Le vent est bien établi et la moyenne quotidienne augmente. 


Notre appel a été entendu. Nous souhaitions un cadeau d’anniversaire venté pour les 40 ans d’Olivier, c’est chose faite depuis vendredi soir minuit. L’équipage du Bongo Regional cavale maintenant dans un vent portant d’une vingtaine de nœuds. Le spi léger a cédé la place à son congénère plus résistant, apte à propulser le bateau à plus de 15 nœuds.



Samedi, journée sportive à cause de la mer hachée. Du coup, les heures de barre sont fatigantes et les deux hommes se relaient toutes les deux heures. L’état de la mer et la formidable énergie du spi ne permettent plus l’utilisation du pilote automatique. Le risque est trop grand de partir en travers de la route et de mettre le mât dans l’eau, avec tous les dégâts que cela peut occasionner. Au bout d’une quarantaine d’heures à ce rythme infernal, Olivier et Bruno décident d’affaler le spi et d’envoyer le génois (le plus grand foc) pour calmer le jeu et permettre de dormir un peu. Malgré tout, le bateau conserve une vitesse honorable. Bruno s’est écroulé dans la bannette pour n’en sortir que 6 heures plus tard. Il faut dire qu’au cours de cette journée mémorable, Bruno a pulvérisé le record de vitesse du bateau, avec une pointe à plus de 18 nœuds !



La journée de dimanche est plus facile car la mer s’organise et devient plus maniable. Avec toujours autant de bon vent, le bateau et son équipage maintiennent le rythme pour continuer à progresser et creuser l’écart avec les concurrents. A force de s’intéresser au problème, Bruno a fini par trouver un bon réglage qui permet de confier de nouveau le bateau au pilote automatique, quand les conditions le permettent. Les deux navigateurs vont pouvoir consacrer plus de temps à la stratégie et à l’étude de la météo des prochains jours.

Car la préoccupation principale de l’équipage est de rester dans le bon wagon et de ne pas sortir des Alizés. En effet, ce puissant courant d’air se déplace en latitude et il faut continuer à mettre du Sud dans la route pour garder ce vent jusqu’à l’arrivée en Martinique. Ce dimanche soir, Regional a de nouveau empanné pour redescendre vers le Sud et ainsi éviter une grande zone de vent moins fort située plus en avant.



L’arrivé du bateau dans les Alizés s’est traduite par une remontée très nette dans le classement de cette seconde étape. Pointé 36ème vendredi soir, Regional est remonté à la 23ème place en cette fin de week-end. L’ensemble de la flotte a beaucoup accéléré, mais ce changement de rythme ne s’est pas fait sans douleur. Bon nombre de concurrents ont éclaté leurs spis au cours de manœuvre d’empannage ou pendant la nuit. Il faut savoir que les nuits sont très noires et l’absence de visibilité rend la navigation sous spi périlleuse. Fort heureusement, les deux Co skippers de Regional n’ont rien cassé et gardent 100% de leurs moyens.

Si l’équipage du bateau est capable de garder ce rythme jusqu’au bout, parions que le résultat sera à la hauteur de celui de la première étape. En tout cas, Olivier et Bruno se donnent à fond pour tirer la quintessence de leur bateau. Malgré la fatigue, ils s’accrochent et savourent le privilège de pouvoir faire cette course formidable.

Je laisse le mot de la fin à Olivier, reçu dimanche soir par mail :
« Sachez messieurs les marins que, d’après Bruno (spécialiste du Triathlon), un marathon c'est de la rigolade à coté de cette transat. Nous voila donc des sportifs reconnus … ».

A vendredi prochain pour une première heure estimée d’arrivé.

Yann, Océan Partage.
Publié dans : Tout sur la Transquadra 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 10:14

Lancé à la poursuite des Alizés, l’équipage de Regional continue sa descente vers le Sud dans l’espoir d’accrocher un régime de vents plus forts et plus réguliers. Retour sur un début de semaine difficile pour l’ensemble de la flotte, en raison de vents faibles et instables.

 

Les coureurs au large professionnels appellent cela « investir dans le Sud ». Il faut accepter de descendre en latitude et donc d’augmenter la distance restant à parcourir, tout en dégringolant au classement. C’est le cout de l’investissement. Puis, lorsque les navigateurs atteignent les Alizés bien établis, ils peuvent enfin mettre le cap sur la ligne d’arrivée. Commence alors la traversée de l’Atlantique proprement dite, dans du vent plus fort et mieux orienté, qui va permettre une meilleure vitesse et, éventuellement, la remontée des concurrents qui seront restés sur la route directe. C’est le retour sur investissement. Mais comme en Bourse, les bénéfices ne sont pas garantis …

 

Olivier et Bruno n’ont pas eu trop le choix de la route. Dès le passage de l’ile de Madère le week-end dernier, l’anticyclone des Açores et ses vents faibles leur interdisait la route directe. Direction plein Sud pour le Bongo Regional, cap sur les les du Cap Vert dans l’attente d’arriver dans les Alizés. Mais la descente n’est pas simple. Le vent est très irrégulier en force comme en direction, obligeant les deux hommes à beaucoup barrer pour garder de la vitesse. Les changements de voile incessants (code 0, spi, génois) fatiguent aussi énormément l’équipage.

 

Mercredi matin, après analyse des derniers fichiers de vent envoyés par l’organisation, la décision est prise de faire route directe sur la Martinique. La nuit qui se termine, passée dans 5 à 10 nœuds de vent, a nécessité beaucoup travail sur le pont et à la barre. Les deux marins sont fatigués et les organismes commencent à jouer des tours : Olivier a rêvé qu’il prenait le thé avec Eric Tabarly et le père Jaouen, tandis que Bruno est sur de voir une sorcière cachée dans la carte d’Europe dessinée sur la Grand-voile aux couleurs de Regional. Petit réconfort technique, le pilote automatique du Bongo marche beaucoup mieux au vent arrière que lors de la première étape. L’équipage peut lui confier la barre sans trop de crainte, lorsque le vent est bien établi. C’est-à-dire pas souvent … Sinon, le bateau est en excellent état et les soucis de drisse de spi du week-end sont de l’histoire ancienne.

 

Jeudi matin, changement de direction. Devant le manque de vent et la vitesse décevante, la décision est prise d’empanner (virer de bord vent arrière) et de remettre du Sud dans la route vers la Martinique. Les Alizés ne sont pas encore établies, il faut accepter de rallonger la route dans l’espoir d’un vent plus favorable. La faute à l’anticyclone des Açores qui se décale légèrement vers le Sud, perturbant ainsi le régime des Alizés.



 

Mais la bonne nouvelle du jour est l’anniversaire d’Olivier. En effet, ce 29 janvier marque le passage, non pas des quarantièmes rugissants, mais celui du cap des 40 ans. Laurence Busnel avait organisé la collecte de petits mots, photos, dessins d’enfant et les avait embarqués secrètement à bord du Bongo. Et ce matin Olivier a eu le droit d’ouvrir l’enveloppe. En ce jour de fête sur Regional, l’ordinaire a lui aussi été amélioré. Au menu, petit salé aux lentilles et gâteau au chocolat, le tout agrémenté d’un château Climens 1995. La surprise a fait très plaisir à Olivier et il remercie toutes les personnes qui y ont participé. Gageons qu’en plus de ces délicates attentions, tout l’équipage de Regional ne serait pas contre un petit cadeau d’Eole, à savoir un bon flux de 25 nœuds de Nord-Est pour engranger les milles et franchir en tête la ligne d’arrivée …

 

Dans un petit mail reçu ce jeudi soir, Bruno et Olivier s’étaient replongés dans la course, l’un à la barre, l’autre aux réglages, pour tirer le meilleur de leur bateau et continuer à avancer. Ils sont toujours hyper motivés et très heureux d’être en mer. Vendredi matin, ils devraient enfin toucher du vent plus soutenu qui leur permettra peut-être de faire route directe à bonne allure. Un début de retour sur investissement ? Allez savoir …

 

A lundi pour d’autres nouvelles. Bon week-end.




Yann, Océan Partage.

Publié dans : Tout sur la Transquadra 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 08:40

Départ de St Malo : Olivier quitte St Malo pour Porto Santo. Nous sommes le 18 janvier 2009

 


Après une petite semaine de préparation du bateau, Olivier et Bruno ont repris la mer, cap sur la Martinique. Le départ a été donné samedi à 16h15, heure de Paris. Tous les concurrents ont commencé cette traversée par un parcours côtier le long de l’ile de Porto Santo, puis ont mis le cap plein Sud.


 

Dans un petit mail envoyé ce dimanche soir, l’équipage de Regional était content de se retrouver en mer au milieu des autres concurrents, mais restait très vigilant pour éviter une éventuelle collision. En effet la flotte est relativement resserrée et les bateaux ne commenceront à s’éparpiller que dans deux ou trois jours, à l’heure des premières options.

 



Après un départ prudent, poussés par le Code 0 Coté Voile, et après avoir viré la bouée de dégagement, Bruno et Olivier ont envoyé le génois pour tirer des bords et passer l’ile de Madère par l’Est. Malheureusement, à l’instar des autres concurrents qui ont choisi cette option, nos deux amis sont restés encalminés environ 6 heures. Il semblerait que les quelques bateaux qui ont choisi de doubler l’ile par l’Ouest aient eu plus de réussite, au prix de nombreux virements de bord. Mais au levé du jour le vent est revenu, permettant au Bongo Regional de redémarrer et de glisser sur l’eau à bonne vitesse sous spi et code 0.



 

A signaler cependant qu’Olivier et Bruno sont confrontés à un petit souci de drisse de spi. En effet, celle-ci est restée coincée en tête de mât, sortie du réa. Mais cet incident ne semble pas inquiéter les deux navigateurs puisqu’ils disposent encore d’une drisse de secours. Ils sont montés à trois reprises au mât pour tenter de résorber le problème. Sans succès pour l’instant. Ils vont essayer de nouveau demain lundi, tant que la mer n’est pas encore trop agitée.

 

L’ambiance à bord est excellente et les conditions de navigation idéales. Le vent s’est établi au Nord-Ouest pour une douzaine de nœuds, propulsant le bateau à 7 nœuds. L’objectif de l’équipage est de descendre en latitude pour rejoindre les Alizées situées plus au Sud, au niveau du Cap Vert. Les journées sont chaudes et agréables mais les nuits beaucoup plus fraiches, obligeant les deux hommes à revêtir polaires et cirés.

 


 




La situation météorologique sur l’atlantique est assez classique pour l’instant. L’anticyclone des Açores est positionné par 30º Nord/30º Ouest et génère les vents dont profite le Bongo Regional. Plus au Sud, à partir du 25º Nord, les Alizées semblent très bien établies pour le moment. Ce puissant courant d’air orienté vers l’Ouest est convoité par toute la flotte car il va permettre aux bateaux de traverser l’Atlantique aux allures portantes, c’est à dire sous spi et à bonne vitesse. La problématique du moment, pour nos deux marins, est de savoir jusqu’où descendre. S’ils tournent trop tôt à droite, ils risquent de se rapprocher de l’anticyclone des Açores et de rester bloqués dans des zones sans vent. S’ils descendent trop au Sud, ils rallongent la route au risque d’arriver après les autres concurrents. Pour l’instant, Olivier et Bruno se conforment au routage proposé par leur logiciel Maxsea, et se concentrent sur la bonne marche du bateau.

 

Ce soir, Regional est à la 45ème place, au cœur de la flotte. Tous les concurrents semblent avoir la même stratégie, à savoir gagner dans le Sud le plus rapidement possible. Il faut attendre encore quelques jours et l’arrivée des bateaux dans les Alizées pour que les premières options se dessinent et que le jeu s’ouvre un peu plus.

 

Je vous donne donc rendez-vous vendredi pour un point plus complet sur la progression du Bongo Regional.

 


Yann, Océan Partage.

Publié dans : Tout sur la Transquadra 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 09:18

Souvenez-vous de l’été dernier et de la formidable première étape du Bongo Regional. Vous avez été nombreux à vous enthousiasmer pour l’aventure qu’ont vécue nos deux amis. Beaucoup de vent, des conditions de mer difficiles, quelques soucis techniques mais, au final, un classement au delà de leurs espérances : 16ème en temps réel et 10ème en compensé. Les deux malouins ont su exploiter au mieux le potentiel de leur fabuleux Bongo 9,60 biquille tout en faisant preuve d’un grand sens marin. Cela leur a permis de rester dans le groupe de tête, de dépasser bon nombre de favoris et de rester dans le coup pour le podium final.

 

Voici maintenant l’heure de la seconde partie de la course, celle qui mènera les deux Co skippers du bateau en Martinique. Cette longue pause hivernale est la grande particularité de cette course transatlantique.  Elle permet de concilier activité professionnelle et course au large.

 

Même si la seconde étape va se dérouler sous le soleil, elle recèle aussi bon nombre de pièges auxquels Bruno et Olivier se sont préparés cet hiver. Justement, à quelques jours de leur départ pour Madère, nous avons voulu en savoir un peu plus sur la façon dont les deux hommes abordent cette étape, sur les particularités du parcours et sur leur stratégie.

 

Morceaux choisis.

 

 

Alors messieurs, après cette brillante première partie de course, êtes-vous contents d’y retourner ?

 

Plus que jamais ! Nous portons ce projet depuis si longtemps qu’il nous tarde d’y retourner et de conclure l’aventure en beauté. La première étape et notre bon classement ne nous font pas oublier qu’il y a encore 2800 mille à parcourir et qu’il peut se passer encore plein de choses. Nous avons vraiment hâte de retrouver l’ambiance de la course. La préparation des bateaux sur les pontons, l’étude des derniers fichiers météos, la petite boule d’appréhension avant le départ, tout cela rend ce sport particulièrement excitant. Nous avons une belle aventure à terminer et nous comptons bien vivre cette expérience à fond jusqu’au bout.

 

Forts de votre performance sur la première étape, comment abordez-vous cette deuxième étape ?

 

Dans un état d’esprit différent. Au départ de Saint Nazaire, il y avait plein d’inconnues. Nous n’avions jamais navigué ensemble aussi longtemps, nous n’avions pas beaucoup de recul quant aux performances du bateau et à son aptitude à affronter la haute mer et le mauvais temps. Maintenant que nous sommes rassurés sur tous ces aspects, nous avons une grande confiance dans le bateau et son équipage. Notre état d’esprit est donc totalement différent. Nous abordons cette seconde étape en mode compétition. Ce n’est plus le temps de la découverte ; place à la course et à la bataille pour grappiller encore quelques places au classement général. Ceci dit, nous prendrons quand même le temps de profiter de la mer et de ses paysages magnifiques.

 

Comment vous êtes-vous préparés cet hiver ?

 

Peu après son retour en France, Olivier s’est replongé avec bonheur dans la vie de famille avec l’arrivée de la petite Camille, qui est venue agrandir la tribu. Nul doute qu’il n’a pas du s’ennuyer cet hiver… Il a cependant trouvé le temps de faire du sport, environ 6 heures par semaine, en alternant footing avec les copains, VTT et piscine. Bruno, lui aussi père de quatre enfants, s’est adonné tout l’hiver à son autre grande passion, le triathlon. Il pratique ce sport deux heures par jour en alternant natation, vélo et course à pied. Début décembre, Bruno a ainsi couru le marathon de La Rochelle, bouclant les 42 km en 3h20. Nos deux navigateurs abordent donc ressourcés cette seconde étape, en grande forme physiquement et hyper motivés.


La perspective de rester plus longtemps en mer vous inquiète-t-elle ?

 

Non, ce n’est pas quelque chose qui nous inquiète. Le fait que nous nous entendions très bien tous les deux nous rassure pour la seconde partie de la course. A aucun moment de la première étape nous ne nous sommes ennuyés. Une fois dans le rythme de la régate, on ne voit plus le temps passer. Seul comptent la vitesse du bateau et la préservation du matériel. Ceci dit, Bruno emmène de nouveau son Ipod chargé de musique pour les longues nuits au portant sous spi. Et puis aussi deux ou trois bouquins, au cas ou. Mais entre la météo, la stratégie, les réglages, les heures de barre à faire avancer le bateau, manger, dormir, les deux Co skippers du Bongo Régional n’auront certainement pas le temps de flâner !

 

Dans quel état technique est le bateau ?

 

Le bateau est en très bon état, presque prêt à reprendre la mer. Lors de la première étape nous avions cassé notre tangon carbone dès la première nuit de course, puis le pilote automatique ne fonctionnait pas très bien au vent arrière à cause de l’aérien, situé en tête de mat, qui était défaillant. Nous repartons à Madère avec un tangon réparé et un nouvel aérien. En arrivant nous allons remettre le bateau à l’eau et naviguer le plus possible pour nous assurer que tout va bien techniquement avant de prendre le départ.

 

Comment voyez vous le parcours et ses difficultés ? Quelle sera votre stratégie ?

 

La première difficulté va être de s’extraire de la ligne de départ et de progresser vers le sud-ouest. En effet, le départ va être donné depuis l’ile de Porto Santo, au Nord de Madère. Le premier dilemme va être le contournement de l’ile de Madère : par le Nord où le vent n’est pas bien établi ? ou par le Sud avec le risque d’être coincé par le dévent de l’ile ? Le fameux anticyclone de Açores va ensuite conditionner la suite de la course. S’il est très étendu, nous ne pourrons pas faire route directe  et nous devrons rester à l’Est quitte à descendre jusqu’aux iles Canaries pour atteindre les Alizées qui nous emmèneront jusqu’en Martinique. Mais tout cela reste assez théorique. Dès notre arrivée à Madère nous nous pencherons sur les fichiers de vents pour ébaucher notre stratégie que nous affinerons jusqu’au matin du départ. Une fois en course, notre objectif sera de faire marcher le bateau à fond et de rester au contact. Pas question de prendre dès le départ une option trop radicale, il va falloir qu’on reprenne notre rythme de la première étape et qu’on prenne aussi le temps de bien analyser toutes les informations météo à notre disposition : fichiers de vent Grib, images satellite mais aussi observation du ciel et de la mer. Nous avons aussi décidé de tenir d’avantage compte de la position des autres concurrents pour faire notre stratégie. C’est très important pour nous de savoir ce que font les autres, pour ne pas se couper complètement du reste de la course.

 

En combien de temps pensez-vous traverser ?

 

Nous pensons mettre entre 12 et 17 jours pour rejoindre la Martinique. Tout dépendra, bien sûr, des conditions météo que nous aurons. Nous ferons le maximum pour arriver rapidement pour retrouver nos familles et nos amis qui nous attendront au port du Marin. En fait, nous espérons secrètement passer sous la barre symbolique des 15 jours. Nous verrons bien …

 

Que redoutez-vous le plus sur le parcours ?

 

Comme tous les autres concurrents de la Transquadra qui, comme nous, ne sont pas des professionnels de la course au large, nous redoutons de tomber dans un piège météo, une panne de vent catastrophique qui nous demanderait énormément d’énergie pour s’en extraire. La gestion de l’effort, du stress, et donc de la fatigue sur une période aussi longue, demeure notre principale inconnue. Nous appréhendons aussi beaucoup la casse, surtout si les Alizées sont bien établies. Sous ces latitudes, le vent varie beaucoup en force et en direction et il faut être très vigilant à la barre pour ne pas faire de nœud dans le spi et risquer de le déchirer. Sans spi, la route est beaucoup plus longue. Ceci dit, nous emportons de quoi réparer, au cas où …

 

Allez-vous revoir votre mode de fonctionnement tous les deux ?

 

Non, nous n’allons pas changer grand chose puisque ça a globalement bien fonctionné sur la première étape. Notre organisation repose sur une alternance de quarts à la barre et de périodes de repos dans la couchette. Mais si les conditions le nécessitent, nous sommes capables d’être tous les deux sur le pont, l’un à la barre et l’autre à l’écoute de spi, pour profiter des conditions de vent et faire marcher le bateau à 100% de ses capacités. Mais dès que possible, priorité à la récupération, car c’est primordial pour finir la course en restant dans le match. Sur les conseils de Charles Conty et Bruno Chaumont de SOS Médecin de Saint Malo, nous avons décidé de respecter plus strictement, quand c’est possible, les cycles de sommeil. Celui qui barre attend que l’autre ait fait un cycle de sommeil complet (environ deux ou trois heures). Ceci afin de rester en forme et de ne pas se mettre dans le rouge.

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour plus de nouvelles après le départ.

 

 

Précisions techniques :

 

Dorénavant vous recevrez tous les communiqués via l’adresse E-mail yann@looping.org.

 

Merci de configurer vos logiciels de messagerie pour faire en sorte que cette adresse

E-mail ne soit pas considérée comme un spam.

 

Enfin, si vous souhaitez encourager Bruno et Olivier, vous pouvez envoyer vos messages à cette même adresse et je les transmettrai au bateau dans la foulée.

 

 

Yann, Océan Partage.

Publié dans : Tout sur la Transquadra 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 18:26

 
Webinfotv, Le Canal Vidéo des Entreprises souhaite bon vent à Olivier et Bruno pour cette seconde étape. 
 Remember 1ere Etape en vidéo

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés