Vendredi 20 mars 2009


La course s’est terminée de la plus belle des manières. Nos deux marins ont été à la hauteur du défi qu’ils se sont fixés puisqu’ils terminent la Transquadra 2008-2009 à la 8ème place du classement en double. Au delà de l’exploit sportif, Olivier et Bruno ont vécu une véritable aventure d‘homme qui les marquera à jamais. Avant de tourner la page, voici un petit retour sur les moments forts de cette fantastique seconde étape et un bilan rapide de cette superbe expérience. Morceaux choisis.


Quel est votre premier sentiment après avoir bouclé cette belle aventure ?

Nous sommes très fiers d’avoir réussi à relever le défi et à aller au bout du projet qui n’était au départ qu’un rêve de gosses. Nous nous sommes donnés les moyens d’y arriver et chacun de nous s’est démené sans compter pour la réussite du projet. Nous y avons investi beaucoup d’énergie, mais cette course nous a aussi beaucoup apporté, personnellement et sportivement. Car, passer une ligne d’arrivée en course, c’est magique surtout lorsque c’est partagé.


Parlons de la seconde étape. Au départ de Porto Santo, vous avez du prendre une première option pour contourner l’ile de Madère. Qu’est ce qui a dicté votre choix ?

Nous n’avions pas 36 solutions. Le routage de l’ordinateur nous indiquait clairement que pour contourner l’ile par le nord, nous devions faire du près dans une mer formée, avec du vent et cela pendant une trentaine d’heures. Alors que si nous choisissions de couper par l’est de l’ile, la route était plus directe mais le risque était de se retrouver piégé par le dévent du relief. Nous avons privilégié la facilité et le contact avec le gros de la flotte. Cap à l’est. Comme prévu, nous nous sommes débattus dans du vent faible toute la première nuit pour continuer à avancer et rester au contact des autres. Une fois dégagé du dévent de l’ile de Madère, l’objectif était de rejoindre le plus vite possible le 25ºnord /25ºouest, point théorique de jonction avec les Alizés, sans se faire distancer par le reste de la flotte.



Avez-vous eu des problèmes pour trouver les Alizés ?

En effet, cela n’a pas été simple. Comme lors de la première étape, nous avons eu du mal à rentrer dans le match. Il nous a fallu quelques jours pour retrouver nos repères et repasser en mode course. Du coup, nous avons un peu subi la météo plutôt que de l’anticiper et d’en tenir compte dans l’élaboration de notre stratégie de course. Nous avons un peu tâtonné avant de trouver et de nous caler sur la latitude des vents portants.


Avez-vous douté de vos choix tactiques ou de votre positionnement sur le plan d'eau ?

Tout le temps. La navigation à la voile n’est faite que d’incertitudes. Notre expérience en analyse météo était relativement faible malgré notre activité professionnelle à tous les deux. On prenait les fichiers de vent sur internet puis nous faisions marcher le logiciel de routage. Mais nous n’avons jamais fait confiance à l’ordinateur pour décider de la route à suivre. Ce n’était qu’une indication parmi d’autres. Nous discutions de la situation puis le choix final se faisait toujours à deux.


Avez-vous tenu compte de la position des autres concurrents dans vos prises de décision ?

Les classements étaient envoyés, via l’organisation, plusieurs fois par jour. A chaque fois nous les attendions avec impatience pour vérifier la justesse de nos choix tactiques et valider notre trajectoire. Lorsque nous sommes arrivés dans les Alizés et que nous avons fait route plein ouest vers la Martinique, nos moyennes quotidiennes ont sensiblement augmentées et nous voulions savoir si c’était aussi le cas de nos adversaires directs. Et lorsque nous voyions notre vitesse supérieure à celles des autres, ça nous donnait encore plus de punch pour garder le rythme et maintenir la pression sur ceux de devant. C’était très grisant de voir sur le PC nos efforts se traduire par une nette progression dans le classement.


Vous en avez étonné plus d’un par vos moyennes élevées sur l’Atlantique. Comment vous êtes vous organisés pour faire marcher le bateau aussi vite pendant si longtemps ?

Nous sommes restés fidèles à notre mode de fonctionnement de la première étape. Nous faisions des quarts de 2 heures à la barre pendant que l’autre se reposait. Si les conditions le permettaient, de temps en temps le barreur laissait l’autre achever un cycle de sommeil complet en laissant celui-ci se réveiller tout seul. C’était très bénéfique. Et puis avec l’expérience de la première étape, la confiance dans les qualités marines du bateau était totale. Même sous spi la nuit dans 35 nœuds de vent, on sait que le Bongo va rester stable et contrôlable. C’est un sacré avantage et ça aide beaucoup à se reposer et à récupérer. Pas sûr que beaucoup d’autres concurrents puissent dire la même chose. Il fallait tout de même être très vigilant dans les Alizés en fin de nuit car c’est le moment ou les grains se forment. Celui qui dormait devait être prêt à bondir sur le pont si besoin. Au total, il y a eu 2 ou 3 « figures de style » très impressionnantes. Mais on n’a pratiquement rien cassé heureusement.


Quelles ont été les grosses surprises pendant la course ?

Nous avons eu du mal avec l’analyse météo. Le choix de la route s’est avéré laborieux car nous n’avions pas du tout préparé cela avant le départ. Nous nous reposions sur nos compétences professionnelles pour traiter les données météo reçues par internet. Mais cela nous prenait beaucoup trop de temps et souvent ça se terminait par suivre notre instinct en privilégiant la vitesse du bateau. A postériori, lorsqu’on regarde notre trace sur l’Atlantique, nos choix se sont avérés payants et on aurait pu se passer de Maxsea, notre logiciel de routage. La seconde surprise a été de voir que malgré le rythme infernal de la navigation dans les Alizés, nous avons parfaitement tenu le choc. Après notre arrivée à Madère, nous étions assez inquiets pour les 2800 milles de la seconde étape. En fait, nous avons trouvé le bon rythme pour faire marcher le bateau à fond sur toute la durée. Nous ne nous sommes jamais mis dans le rouge, même dans les grains en fin de nuit. Et finalement ça a été 2800 milles de pur bonheur à la barre du Bongo. En plus, nous avons fêté les 40 ans d’Olivier en pleine mer. Laurence avait concocté une surprise à base de petits mots sympas. Ce fut un grand moment que nous n’avions pas du tout planifié.


Qu'est ce qui a été le plus dur pendant cette traversée ?

Malgré le plaisir que nous avons eu, il y a eu aussi des moments de baisse de moral. Mais ils étaient liés à la fatigue. Il suffisait que l’un d’entre nous ne dorme pas suffisamment pour que son moral soit touché. A charge pour l’autre de le remotiver. En fait, nous n’avons jamais considéré la transat dans son intégralité. Nous prenions les jours les uns après les autres. Le matin, nous récupérions de la nuit, la journée préparait la nuit prochaine et chacun focalisait sur son quart de 2 heures avec la perspective d’aller se coucher après. Et ainsi de suite pendant 15 jours. Avec, à chaque fois, beaucoup de plaisir à la barre. La gestion de l’effort a été un élément clef de la réussite de notre course


Si c'était à refaire, que changeriez-vous dans le projet et dans la course ?

Pas grand chose ! La bonne gestion du projet et l’excellente préparation du bateau ont été essentiels. Le mois prochain, c’est un Bongo prêt pour la saison qui retrouvera sa place dans le port de Saint Malo. Beaucoup de concurrents ne peuvent pas en dire autant. En revanche, si c’était à refaire, nous insisterions plus en amont sur le paramétrage du pilote automatique. Avec quelques sorties par conditions musclées pour vraiment affiner les réglages, notamment au vent arrière. Car il ne nous a été d’aucune utilité sur la seconde étape. Peut-être prendrions nous un spi lourd plus petit pour être capable de le porter même au plus fort des grains.


Quel est votre prochain défi maintenant ?

Pour Bruno, le prochain objectif sportif est de boucler un Ironman. Et pourquoi pas refaire une belle course à la voile. Mais pas dans l’immédiat. Il faut d’abord bien digérer celle-la. Et puis également passer plus de temps avec ses enfants pour leur inculquer le goût du sport et le sens de l’effort. C’est indispensable pour bien avancer dans la vie.

Olivier se verrait bien disputer la transat Quebec-Saint Malo en 2012 sur un 40 pieds en équipage. En attendant, il compte continuer son programme sportif d’avant course, fait de VTT et de footing. Avec comme objectif de courir un semi marathon en juin prochain. Dès le retour du bateau en Bretagne, Olivier va reprendre les sorties familiales avant d’attaquer la saison de régate. Tout en donnant du temps aux projets de ses enfants.

Une telle aventure va laisser des traces. On en ressort forcément un peu différents. Ce n’est certes pas un tour du monde, mais nous avons l’impression d’avoir grandi, avancé vers quelque chose, gagné en sérénité. Nous nous sentons plus forts pour affronter d’autres combats, qu’ils soient sportifs ou professionnels.


Que voulez-vous dire à tous les gens qui vous ont suivis dans cette aventure ?

Un immense merci à vous tous pour votre soutien inconditionnel depuis le début de ce projet. A nos femmes, bien sûr, qui se sont montrées très compréhensives. A tous les partenaires qui ont cru en nous et qui nous ont vraiment aidés. Nous voulions faire de cette transat en double une véritable aventure d’équipe. Et grâce à vous, ce fut vraiment une réussite. Vous étiez tous présents à bord du Bongo par vos mails, vos petits mots embarqués clandestinement ou simplement par la pensée. Vous n’avez pas idée à quel point vos messages nous ont fait du bien, lorsque c’était dur et que le moral était en berne. Un petit tour devant l’ordinateur pour lire vos mails contribuait à nous donner la pêche pour continuer l’aventure à fond. Nous n’aurions pas fait aussi bien sans votre aide à tous.

Maintenant, nous avons à cœur de vous voir pour continuer à vous raconter tout cela de vive voix. Il y a aussi des photos que vous pouvez consulter sur le site de l’équipage. http://transquadra2008.over-blog.com


Merci à tous et à très bientôt.


Olivier et Bruno.





Quant à moi, je tiens à remercier Philippe Legall qui m’a gentiment mis à disposition son serveur looping.org pour la seconde étape. Grace à lui j’ai pu envoyer les communiqués aux 210 adresses mail avec une facilité déconcertante. Merci Philippe.



Yann, Océan partage.




- Publié dans : Tout sur la Transquadra 2008
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Dimanche 22 février 2009
Nous remercions tous nos partenaires, nos amis et familles ainsi que Pierre Rolland pour cette aventure humaine et sportive qui grâce à vous  tous fut un succès.


Le  Bongo Biquille se classe 8 e au général.
link : site de Pierre Rolland.

Départ de Porto Santo : le 24 janvier 2009 (photos de Serge Koutchinsky 06 84 52 40 51)

Départ de St Nazaire 27 juillet 2009
(photos de Serge Koutchinsky 06 84 52 40 51)


Nous dédions cette transat à benjamin Saër, Benji qui nous à donné l'énergie du départ.

Benji








à trés bientôt avec une vidéo de webinfoTV et l'article de Yann Le Borgne.

régate du Marin le 19 février 2009. Bruno et Olivier

(photos de Serge Koutchinsky 06 84 52 40 51)


Merci.
Olivier et Bruno
Biky for Ever.

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Mardi 17 février 2009
En attendant la remise des prix du 18 février voici quelques photos de cette semaine.
lien sur la photo ci dessous:




Mercredi 11 soirée martiniquaise de la transquadra au port du Marin.



Alain Keraudy,


équipage du Gyro 34 "Mustique" Jean Marc et Bertrand.


Jeff, SOGEA


Lavage des 400 mètres carrés de spi.





Dimanche 15 février Sortie en mer avec des salariés de régional sur deux  Bongos, le quillard et le biquille.

un succès. merci à F.Terner, J L Badet, Sylvain Ziegler et leurs familles, sans oublier Pierre Delvallé et sa famille.




F. Terner



J.L Badet. E145






Sylvie et Pierre Delvallé E145  autour de Christian Dechatre qui m'a aidé à fabriquer ce bongo


Marie




S. Ziegler  E145











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Mardi 10 février 2009


Ça y est ! A 7h02 ce lundi matin, Olivier et Bruno ont franchi la ligne d’arrivée de la seconde et dernière étape de la Transquadra. Le Bongo Regional se classe 15ème en temps réel sur cette manche, en attendant le classement définitif de la course en temps compensé. Ce soir, j’ai pu discuter avec Olivier sur Skype et recueillir pour vous ses premières impressions.


C’est un Olivier torse nu qui se présente derrière l’écran d’ordinateur. Tout bronzé mais aussi avec quelques bleus sur les bras. Preuve que cette transat n’a pas été de tout repos. Mais l’homme est visiblement ravi de l’expérience comme de la performance.


Ses premiers mots sont pour vous tous. Pour vous remercier de vos nombreux messages de soutien reçus pendant la course. « Cela nous a vraiment beaucoup aidé dans les moments difficiles. Lorsque nous doutions ou que la fatigue se faisait trop sentir, savoir que vous étiez derrière nous dans l’aventure nous aidait à repartir de plus belle ».




La mine fatiguée d’Olivier et ses yeux cernés trahissent l’intensité de la bagarre sur l’océan. Même si le départ et le premier tiers du parcours se sont faits dans des conditions météo clémentes, la suite a changé de rythme. « L’arrivée dans les Alizés a donné le ton de cette transat. Du vent, de la houle et pleine balle sous spi ! La grande fiabilité du bateau, sa préparation sérieuse en amont et notre motivation à Bruno et moi ont permis de tenir de belles moyennes tout au long du parcours. Mais nous avons su naviguer prudemment, en prenant soin du matériel. Nous n’avons rien cassé, à part quelques poulies et trois accros dans le spi lourd. C’est tout ! Nous sommes restés à fond jusqu’au bout. J’ai passé la dernière nuit rivé à la barre pendant que Bruno réglait le spi et faisait la navigation vers la ligne d’arrivée. Nous étions à la lutte avec deux autres bateaux. Nous coupons la ligne 16 minutes derrière le précédent et 5 minutes devant le suivant … ».


Cet excellent résultat est aussi le fruit d’une grande complicité entre les deux hommes. « Avec Bruno nous nous sommes super bien entendus. Nous avions chacun nos domaines de compétence : lui un touché de barre exceptionnel et moi les manœuvres sur la plage avant et la bricole. Le binôme a très bien fonctionné. Je suis vraiment très content d’avoir partagé cette aventure avec Bruno ».




L’arrivée en Martinique leur a fait forte impression. Et pour cause. En plus de la famille, des amis et des salariés de Regional ont fait le déplacement surprise pour accueillir les navigateurs. « Au total, une trentaine de personnes nous attendaient sur les pontons. Tous vêtus d’un tee-shirt aux couleurs du bateau. Ça nous a vraiment fait chaud au cœur de les retrouver. Au bout de quinze jours, ça fait du bien de voir du monde ».



Après la course, place maintenant à l’accueil des autres concurrents et aux préparatifs du rapatriement par cargo du Bongo à Saint Malo. Mais avant de quitter les eaux de la Caraïbe, Bruno et Olivier tiennent à en profiter avec les amis qui les ont rejoints.  « Nous allons naviguer avec la famille, les amis mais aussi avec des salariés de Regional. Au total, presque deux semaines de croisière tranquille, en prenant le temps de savourer ce coté là de l’Atlantique. Ça changera un peu ! »


Nous retrouverons Bruno et Olivier plus longuement début Mars, pour qu’ils nous racontent plus en détail leur expérience.




En attendant, ils vous invitent à découvrir les premières photos de la traversée sur leur blog : http ://transquadra2008.over-blog.com

 

A dans trois semaines.



 


 


Yann, Océan Partage.

- Publié dans : Tout sur la Transquadra 2008
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Vendredi 6 février 2009

Depuis vendredi dernier, date à laquelle Olivier et Bruno ont atteint les Alizés, le Bongo Regional cavale à travers l’Atlantique, à plus de 10 nœuds de moyenne. Le rythme est exténuant, mais le matériel et les hommes tiennent le coup.



 

Imaginez-vous un instant en haut de la Face de Bellevarde à Val d’Isère. Une descente tout schuss presque sans virage, où sur chaque bosse vous vous demandez comment cela va finir, si vous n’allez pas perdre vos skis en route et finir à pied. Voilà, en quelque sorte, ce que vit l’équipage de Regional depuis plus d’une semaine.




Lancé à pleine vitesse, le bateau avale les milles et les concurrents. Le spi lourd n’a quasiment pas quitté le mât, seulement quelques heures dans la nuit de mardi et mercredi, cédant la place au génois pour permettre à Bruno et Olivier de dormir un peu. Car la navigation sous spi dans ces conditions de vent et de mer est particulièrement virile et nécessite une attention de tous les instants. Le barreur doit composer avec la mer, c’est-à-dire placer l’étrave du Bongo entre les vagues en faisant en sorte que le bateau ne tape pas trop et ne perde pas de vitesse. Dès que la vague de devant est franchie, le bateau accélère de nouveau et démarre un surf endiablé. Le rôle du barreur est primordial au même titre que celui du régleur de spi. Car à chaque accélération, la voile ballon ne demande qu’à jouer les filles de l’air et à s’enrouler dans l’étai (le câble qui tient le mât du bateau sur l’avant). Le régleur se rue alors sur l’écoute pour remettre le spi dans l’axe. Car si cette voile venait à s’enrouler, bonjour la catastrophe. C’est l’incident qu’Olivier et Bruno redoutent le plus. C’est aussi celui qui décime beaucoup de concurrents de cette course. Dans ces conditions de vent et de mer, difficile d’aller à l’avant du bateau pour démêler le spi et remettre tout en place. Et lorsque c’est enfin possible, au prix de beaucoup d’efforts, c’est pour découvrir que la voile est endommagée et nécessite quelques heures de couture au fond de bateau. Voilà pourquoi le spi est surveillé comme le lait sur le feu par nos deux amis. Et fort heureusement, aucune avarie n’est à déplorer de ce côté là sur Regional.



 

 

la trompette quitte la tête de mat.


Depuis lundi dernier, malgré cette chevauchée fantastique, Bruno et Olivier n’ont pas repris beaucoup de milles sur les leaders. Comme tous les équipages évoluent dans le même système météo, les plus grands bateaux occupent logiquement la tête de la course. Regional a repris onze places en cinq jours, doublant bon nombre de bateaux de même longueur. C’est une course de vitesse pure où les caractéristiques architecturales du bateau font la différence. Le Bongo est idéal dans ces conditions car il est capable de surfer longtemps tout en restant contrôlable, grâce à ses deux safrans. Olivier et Bruno ont une grande confiance dans leur bateau et s’émerveillent chaque jour de la fiabilité de leur monture.




Mais cette superbe performance est surtout à mettre au crédit de l’équipage. Ils ont trouvé le bon rythme pour mener leur bateau à 100% de son potentiel, tout en se ménageant pour ne pas faire d’erreur et ne pas casser de matériel. Malgré l’absence totale de pilote automatique, les deux hommes trouvent le temps de se reposer, quitte à affaler le spi et à naviguer quelques heures sous génois. Pour mieux repartir et attaquer en profitant au mieux des conditions exceptionnelles régnant actuellement sur l’Atlantique.



 

En ce vendredi soir, au classement de 20h10, Regional est pointé à la 16ème place, à 480 milles de l’arrivée en Martinique. A ce rythme, le franchissement de la ligne se fera probablement dans la nuit de dimanche à lundi.




Plus que jamais, l’équipage de Regional a besoin de vos encouragements. Dans cette dernière ligne droite, vos messages sont une source d’énergie formidable pour nos deux navigateurs. Alors n’hésitez pas à envoyer vos mails à l’adresse yann@looping.org, je les enverrai au bateau très rapidement.
 



A lundi pour le dénouement !


Bon week-end.


Yann, Océan Partage.

- Publié dans : Tout sur la Transquadra 2008
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